dimanche 21 février 2010
mardi 16 février 2010
Flash Back 9
Elle : "Bonjour mon amour,
toujours cette permanence au fond de moi, comme une évidence ... tu accompagnes désormais ma vie dans tous ses instants et c'est si bon ... Si bon de penser à toi tout le temps, et dès le matin, là, dans la maison endormie, je suis seule avec toi et je suis bien.
... comme l'assurance de n'avoir plus froid, plus peur, d'être en sécurité, de sentir à mes côtés un arbre vraiment sûr pour m'y abriter ... indéfinissable peut-être ... mais que je prends un tel plaisir à découvrir.
Demain j'aurai du temps pour penser à toi, comme chaque jour, pour compter moi aussi les heures, pour t'aimer encore davantage ...
Du temps aussi pour me poser des questions, pour éventuellement refuser d'y répondre, pour laisser de côté celles dont je n'ai pas les réponses, mais au moins pour les regarder quand elles m'arrivent dans la figure. C'est nécessaire.
Et j'attendrai avec impatience le petit moment du soir, où, épuisé, tu me feras un signe ... que ce ne soit jamais une contrainte, ce signe ... surtout ... si tu es fatigué, si ça te pose un problème d'organisation, ne te contrains jamais mon amour, je comprendrai toujours.
Parce que je t'aime."
Lui : " Si te faire signe étais une contrainte, ma puce, y'a longtemps que je t'aurais expédiée.
J'ai tant de plaisir à te lire, t'écrire, je peux paraitre laconique au téléphone, c'est pour moi un outil de communication, mais t'entendre est déjà un plaisir.
A chaque instant, je me demande ce que tu fais, quel air tu respires, ce que tu vois.
En fait, je profite de cette attente, et ce n'était pourtant pas ma nature, je n'aimais pas l'attente… les filles qui couchaient le premier soir m'agaçaient : il fallait attendre toute l'après midi !
Maintenant, ce temps qui passe me conforte dans la joie de te rencontrer, j'y prends un certain plaisir, le plaisir de t'imaginer, de te représenter arrivant, des foutaises de gamin…
J'ai une vie de fou en ce moment, je rame, mais je sais pourquoi: par exemple, je pense qu'au guichet SNCF demain, j'aurais du plaisir à filer mes biffetons à la grosse qui dira "merci monsieur". Elle ne saura même pas que c'est pour un rendez vous avec un ange, elle qui était, est, sera condamnée certainement à une médiocrité affective; c'est moche, je le concède, mais ce que je vois au quotidien me le confirme, les belles histoires sont rares, elles méritent d'être vécues.
J'ai confiance, en ce moment, je dors bien.
Mille amours"
lundi 15 février 2010
Heroes ... ?
Autre version pour celui que tu étais avec moi,
on marchait sur l'eau,
on évitait les péages,
on ne souffrait jamais
on faisait juste hennir les chevaux du plaisir ...
On voulait nager comme les dauphins,
rester ensemble
et les battre,
être des héros,
juste pour un jour.
Ce que nous avons été.
Heroes, just for one day ...
dimanche 14 février 2010
Aujourd'hui ...
Et je me connais, je sais que si j'avais perdu ce respect-là j'aurais perdu aussi le mien.
Parce que ça m'aurait entraînée dans une voie qui n'est pas la mienne, celle de l'amertume, du dépit et de la haine.
C'était pourtant furieusement tentant mais ça aurait été trop facile.
Je vaux mieux que ça.
Ton souvenir et mes regrets aussi, si je voulais la faire façon Prévert ...
vendredi 12 février 2010
Faire le point ...
D'abord je n'ai pas récolté sur des rendements, mais sur de la qualité, donc déjà puissant ...
... et puis c'est comme pour le cognac, Tu vois : double distillation. Une première, rapidement; et une seconde chauffe, pour obtenir le coeur du nectar ... Puis vieillissement en fût de chêne ... oui le fût de chêne, c'est ma tête ... Je n'ai pas laissé vieillir deux ans et demi, comme pour le cognac, sans doute parce que j'inaugure une nouvelle méthode, ou bien parce que je suis une femme rapide, une femme de tête, justement ... un peu plus d'un an, ça m'a suffit ... Il ne s'est pas évaporé grand chose, tu sais, la part des anges est factuelle et aérienne, faite de ce superflu conjoncturel dont il m'était difficile de me départir les premiers temps, mais qui s'est éloigné afin de me permettre de me concentrer sur l'essentiel ...
C'est un des éléments de contrepoids qui me permet de tenir encore en équilibre dans ma vie, au bord des précipices ... Marcher sur un fil avec des ombrelles pour ne pas tomber et désamorcer le vertige ... Chacun ses artifices n'est-ce pas ...
J'ai beaucoup changé je crois ... et en même temps si peu ...
Tu le sais, je te l'ai assez dit, quand je T'ai connu j'étais morte, morte à l'intérieur, frigide des sentiments, congelée dans un état de non être, de cadavre de ma vie, de mon couple, de mon histoire, figée dans ce qui aurait pu être mon éternité ...
Tu m'as ramenée à la vie ... La montée en température a réveillé les bactéries, et la décomposition a repris, comme ça se passe physiquement toujours avec la décongélation ...
Cet état de décomposition, je ne parviens pas à le stopper ... je ne le souhaite pas, d'abord, et puis je crois que le processus engagé n'est pas réversible, aussi ...
Tout au plus retarder les échéances ...
Cela dit vivre n'est-il pas tout simplement en soi retarder une échéance, de la meilleure façon qui soit ...
Alors consciente de ces éléments nouveaux de ma vie à prendre en compte, oui, j'ai changé.
Changé de vie personnelle, j'accommode comme je peux ...
Je m'accorde davantage de libertés;
Quand je veux dire merde, je le dis plus facilement, et je me fous de la bienséance, si je sens que je ne ferai pas de mal en le faisant;
je prends du temps pour moi;
j'aime plaire et je prends plaisir à le faire, sans désir de casser, en douceur des sentiments mais toujours comme le bulldozer que tu as connu, cet espèce de jeyser impossible à arrêter ... et ça fonctionne si bien ... ;
j'aime quand la lumière s'allume dans les yeux des hommes quand je les vois, ou dans leur voix que je les entends, ou sous leur plume quand je les lis ... et comme j'ai le bonheur de choisir des hommes qui ont de beaux yeux, de belle voix et du talent, je suis aisément récompensée ... ;
je sais être égoïste, de façon supportable pour mon entourage, mais c'est un principe sur lequel je ne reviendrai plus jamais;
je doute peu de moi, de moins en moins;
j'ai appris, en le faisant tout simplement, à libérer mon esprit aux fantasmes, à l'envie ... et je sais les mettre en oeuvre ...
Je ne suis pas parfaite, je ne suis pas éternelle, je le sais, je l'ai toujours su, mais j'ai recommencé à vivre donc je le ressens avec davantage d'acuité, de mordant. Sans acidité. Juste conscience.
Je n'ai pas changé parce que je suis toujours ce bulldozer ...
400 chevaux, 12 cylindres à plat : si on sait insérer la clef de contact, ça part au quart de tour ... Je joue toujours aussi bien au squash intellectuel, c'est demeuré mon jeu favori, mon instrument de séduction premier, qui ne connaît pas d'échec pour autant qu'on accepte d'y jouer ... j'ai toujours une pêche d'enfer, qui surprend tout le monde, je suis toujours battante et dans mon agence on m'apprécie pour mes conseils, mon écoute, ma rapidité de conclusion et d'exécution, pour ma capacité à dire "je ne sais pas, donnez moi le temps de réfléchir, de chercher ou de prendre le renseignement".
Je suis toujours aussi facilement indignée par l'incurie administrative, ma colère est toujours aussi vive quand l'injustice est là.
Je ne triche toujours pas.
Quand je me donne c'est à fond, toujours.
Et quand je ne fais qu'y jouer, quand j'ai des limites même si je sais les habiller, je le dis tout le temps. Dans ce qui me reste d'ancienne vie, je mens encore beaucoup, par obligation, par habitude ... Mais dans la nouvelle, je ne le fais pas. Quand j'emploie des mots forts sans qu'ils aient leur sens plein, j'avertis toujours. Jamais je ne veux me retrouver dans la situation de celui qui fait mal parce qu'il a triché ou mal évalué sa situation.
Je me gère plutôt pas mal, et conserver un certain recul "protecteur" ne me met pour autant pas en situation de travestir ma réalité.
Avec moi il n'y a pas de mauvaise surprise parce que le tableau est dressé dès l'abord, dès l'Avant, à l'orée des premières prémices ...
Les bases sont claires et il n'y a pas de marché de dupe.
jeudi 11 février 2010
Flash back 8
mes premières pensées vers toi comme toujours
Passe une bonne journée
Je penserai à toi tout le temps
Ce ne sont pas mes 15 ans que tu m'as exactement rendus, parce qu'ils n'étaient pas trop top, mais plutôt des 15 ans rêvés qui m'avaient été volés ... comme une seconde chance, une session de rattrapage sur certains plans ... la vie qui te dit : "tiens finalement, toi t'es pas trop conne et plutôt brave fille depuis toutes ces années, je vais te faire un gentil signe, pas que tu aies une si moche idée de moi ..."
Pour tout cela, le présent et surtout l'avenir
Merci
Je t'Aime "